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Histoire du monument

Cathédrale St Jean-Baptiste

L’implantation du groupe cathédral sur la rive droite de la Saône remonte au IVe siècle. Cet ensemble formé de deux églises et d’un baptistère évolue au XIIe siècle et la plus grande des deux églises est transformée pour devenir la cathédrale St Jean-Baptiste. Le quartier épiscopal qui se construit autour du groupe cathédral comprend de nombreux bâtiments à l’usage de l’archevêque et de son chapitre de chanoines. Celui-ci comprend entre autres le palais épiscopal, le cloître et les bâtiments nécessaires à la vie commune des chanoines, en particulier la manécanterie.

L’édifice, dans ses proportions actuelles fut reconstruit aux XIe et XIIe siècles sur les vestiges d’un bâtiment plus ancien dont un arc carolingien en façade sud représente la dernière trace. Réfectoire à partir du XIIe siècle, sa fonction change au XIVe. Prenant le nom de manécanterie, l’édifice devient l’école de chant des clergeons et ce jusqu’en 1844, avec toutefois une période d’arrêt durant la Révolution. Suite à la loi de séparation de l’Église et de l’État, la Manécanterie fut réquisitionnée par les Hospices Civiles de Lyon en tant qu’immeuble de rapport.

 

Le Trésor

 

Bien qu’exposé à la Manécanterie que tardivement, le Trésor a toujours reflété l’importance de la Primatiale des Gaules. Gardé par un chanoine attitré, son emplacement changea à de multiples reprises. Il comprenait à la fois les objets précieux servant à l’exercice du culte et ceux utilisés pour orner l’édifice. Nous ne pouvons qu’imaginer la splendeur de ce trésor constitué au cours des siècles. Il fut, en effet, anéanti successivement par le pillage des calvinistes menés par le baron des Adrets en 1562 et la fonte des métaux précieux ordonnée pour le besoin des finances du royaume de France sous Louis XIV et Louis XV.

  

Détail de mitre épiscopale décorée du blason du chapitre des chanoines de St Jean © Clément Apffel 

Cependant, la cathédrale retrouve un nouveau Trésor au début du XIXe siècle grâce au cardinal Fesch, archevêque de Lyon de 1802 à 1814 et oncle de Napoléon. Il est complété par les dons de Monseigneur de Bonald, archevêque de 1840 à 1870.

  

Portrait du Cardinal Fesch - Trésor de la Cathédrale de Lyon © Clément Apffel

En 1937, un projet d’exposition du Trésor est pensé. Il ouvre au public à partir de juin 1939, mais la déclaration de guerre en septembre l’oblige à fermer temporairement. Finalement, dans le cadre du Centre des monuments nationaux, le Trésor de la cathédrale de Lyon ouvre de nouveau ses portes en 2002.

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